En ces jours de débats et en tant que futur ambassadeur (parmis de nombreux autres je l'espère) pour la promotion de la caisse unique dans le jura, je vous propose d'aborder le sujet de l'assurance. Assurer, se rassurer, compter dessus, faire confiance, être tranquille, avoir l'assurance de... , etc
Qui est rassuré par quoi? Par qui? J'ai assisté récemment à une belle démonstration de démagogie provocatrice d'un ultra libéral qui donnait conférence pour une noble cause.
Ce personnage, qui noircit régulièrement les colonnes du journal "Le Temps" parle du taux des emplois mobiles (moi j'appelle ça précaires, mais à chacun son jargon). Ces emplois "mobiles" ont connu une belle envolée ces 10 dernières années en Suisse (estimé à environ 40% à ce jour), ils sont vu comme une victoire libérale de marché et la garantie du plein emploi.
Ce personnage arrive même au sommet de son discours à dire que ce genre d'emploi rend plus mobile, plus heureux, une espèce de nirvana pour les personnes qui sont dans cette catégorie (posez la question à une vendeuse qui travaille sur appel, qui a des gosses et doit organiser sa vie de famille).
Ensuite il parle de ces ouvriers immobiles, malheureux, avec des emplois fixes et qui passent de nombreuses années à trimer à la même place. (...)
Alors je vous le dis, réjouissons nous avec la politique de ce cher Monsieur, et vive la précarité de l'emploi, ça rend heureux et mobile, j'en veut pour preuve les dernières études de l'OFAS sur la santé mentale des suisses, une véritable catastrophe qui empire chaque année. En tout cas le plein emploi des métiers de la santé publique est garanti, ça au moins on en a une bonne assurance, et ça nous rassure, et puis, et ce n'est qu'un exemple, le nombre croissant de jeunes à l'AI, de 22 ans à 65, calculez, ce n'est pas si cher......
L'ouvrier immobile, qui ne bouge pas de place de nombreuses années (l'ancien modèle donc) qui a un horaire fixe, a aussi en conséquence directe la possibilité d'organiser sa vie de famille et ses hobbys, en allant les jeudis soir au foot, au club de volley ou à la fanfare municipale, cet homme là peut aussi construire une petite maison sans peur de devoir déménager tous les deux ans à cause d'un changement de travail.
Cet ouvrier là est décris comme dépassé par cet énergumène néolibéral, il en parle comme s'il s'agissait d'un chromagnon malheureux, l'assurance totale du malheur, la répétition de la tâche, un travail monotone.
Votons tous néolibéral, laissons les assurances faire leur buisiness, libéralisons tous les services publics, voter libéral, c'est la classe je vous dis, pour l'avenir de vos enfants, devenez mobiles, mettez des roulettes sous vos meubles, des patins à roulettes au clebs, un surf à la belle-mère et roulez jeunesse, c'est ça l'avenir....